vendredi 30 juillet 2010

Bako Dagnon, une griotte mandingue à Paris

Dans un pays de traditions orales comme le Mali, et en particulier comme le Pays Mandingue, les griots sont des livres d'histoire.

Les griots mandingues sont chargés de défendre par le verbe les règles établies du royaume.

Ces sont les piliers de la société : détenteurs de secrets, conteurs, musiciens, mais aussi médiateurs...

Bako Dagnon est griotte (ou djeli). Elle est née au Sud Ouest du Mali, et descend de l'une des plus grandes familles du griotisme mandingue.

Elle est passée par l'apprentissage méticuleux de l'arbre généalogique des 27 ethnies du pays, de leurs origines, de leurs histoires, de leurs langues, de leurs traditions et de leurs chansons, qui remontent à l'Empire du Mali du XIII° siècle!

Elle assure avec panache sa charge héréditaire : elle est une véritable encyclopédie des chansons ancestrales, racontant les guerriers dogons, les lignées des Toucouleurs, la vie des émigrants malinkés, le règne des souverains bambaras, l'héritage des illustres musiciens peuls....

Elle est ainsi devenue l'éminence grise des plus grands artistes maliens.



"On nait griot, on ne le devient pas, alors que tout le monde peut devenir artiste. C'est pourquoi je demande aux jeunes griots et griottes de faire très attention et d'apprendre aux côtés des vieilles qui vivent encore, parce que si l'on ne fait pas attention, le griotisme va disparaître et tout le monde sera artiste. Le monde est un lieu d'apprentissage".


Bako Dagnon a une voix chaude, puissante, ample, unique, comme il en apparait une fois par génération!


J'ai pu l'entendre et l'admirer...hier soir au Jardin du Luxembourg à Paris, dans le cadre des manifestations de "Paris Quartier d'été", me replongeant ainsi à nouveau dans les traditions du Mali, après mon voyage dans ce pays en Janvier de cette année!


Peu de traces sur disque pour le moment, pour cette diva nationale, qui commence une carrière hors du Mali.

Un premier album, Titati, puis un second sorti en 2009 : Sidiba ("Grand Bruit").

Après plus de 40 ans, elle émerge depuis 3 ans sur la scène internationale.
Voyez la et écoutez la en live à Paris :




mercredi 28 juillet 2010

Theodore Robinson, un impressionniste américain

Lors de mes visites au magnifique Art Institute of Chicago, en juin de cette année, je suis allé de découvertes en découvertes.

Ce Musée abrite l'une des plus importantes collections d'art aux USA.
Sa collection d'art moderne est la 3° plus importante au monde, après le Centre Pompidou et le MoMA à New York. Il est particulièrement renommé pour sa collection d'oeuvres impressionnistes et post-impressionnistes.

Justement, j'ai été impressionné - c'est le cas de le dire - par le peintre américain Theodore Robinson (1852-1896), dont j'ignorais l'existence.


Il fut l'un des premiers peintres américains à adopter l'impressionnisme à la fin des années 1880.

Nombre de ses toiles sont considérées comme des chefs d'oeuvre de l'impressionnisme américain.


En 1876 il partit pour Paris où il fut l'élève du célèbre peintre Jean-Léon Gérôme à l'Ecole des Beaux Arts.
Il y peignit ses premières toiles.




En 1879, de retour aux USA pour cinq ans, il peignit des toiles de style plutôt réaliste.


De retour en France en 1884, et pendant 8 ans, il fréquenta Claude Monet à Giverny et y peignit quelques unes de ses meilleures toiles.


De retour aux USA en 1892, il fut nommé enseignant à la Brooklyn Art School et fut en relation avec d'autres peintres impressionnistes américains comme John Henry Twachtman et Julian Alden Weir.




En février 1896, il annonçait à Claude Monet son retour à Giverny, mais il mourut en avril à New York à 43 ans, des suites de crises d'asthme.

lundi 26 juillet 2010

Le mystère de la Tour Saint Jacques


Je passe à pied depuis des années devant la Tour Saint-Jacques, non loin du Châtelet, à Paris.
Et pas plus tard que cet après midi.


Je l'ai vue très longtemps sombre et grise, sans relief et comme une masse informe ne méritant pas un regard.

Puis je l'ai vue envoloppée d'un suaire blanc pendant les 9 années de sa restauration récente, comme une chrysalide.


Et puis comme cet après midi, je l'ai admirée resplendissante de lumière, comme jaillissant de l'écrin de verdure et de fleurs du magnifique jardin public qui en fait resplendir toute la beauté.

Ce jardin public fut d'ailleurs le premier square de la Ville de Paris, créé en 1856 par Haussmann, qui perçait la rue de Rivoli proche.

La Ville de Paris avait acheté la tour en 1836 (elle servait alors de fonderie de plombs de chasse....) et en avait décidé la restauration complète à partir de 1852, sous la direction du fameux architecte Baltard.

Ce clocher-tour de 52m de haut, fut construit entre 1509 et 1529, sous le Roi Louis XII.

Elle est de style gothique flamboyant, et le seul vestige de l'Eglise Saint-Jacques de la Boucherie, dédiée à Saint Jacques le Majeur, construite en 1060 et détruite en 1793.

Son nom vient de la proximité avec le puissant quartier des bouchers et de leur confrérie, qui finança la construction de la tour.

Près de la base de la tour étaient établis au XIV° siècle deux ateliers appartenant à Nicolas Flamel, peintre et libraire.

La légende l'a fait passer pour alchimiste à cause de son immense fortune...
Il avait sans nul doute découvert le secret de la Pierre Philosophale et pouvait donc transmuer le plomb en or.



Quoi qu'il en soit, il fut le plus populaire et plus célèbre bienfaiteur de cette Eglise!

On dit que la tour ne fut pas détruite à la Révolution, parce que Blaise Pascal y avait renouvelé ses expériences du Puy de Dôme sur la pesanteur.

Sa statue, installée à la base de la tour en témoigne.

A noter, pour la petite histoire, qu'à la fin du XIX° siècle se déroulait, au pied de la tour, l'"embauchage des ouvriers".

La tour est de plus considérée comme un point de départ du Chemin de Saint Jacques de Compostelle, d'où seraient partis, dit-on, "des millions de pélerins"...

Mais revenons à notre époque!

La dernière campagne de restauration de la Tour Saint Jacques a commencé en 2001 par la mise en place d'un échafaudage recouvert de toiles blanches permettant à la fois de protéger le public des chutes de pierres et de commencer les études.

Les travaux ont commencé début 2006 pour se terminer fin 2009, pour plus de 8 millions d'euros.

Le résultat est vraiment magnifique, mais une sorte de mystère, d'aura, continue à envelopper la Tour Saint Jacques...plus belle que jamais.


Elle témoigne, en plein coeur de la Ville Lumière, de son passé médiéval.

samedi 24 juillet 2010

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les V-1 et les V-2...

...sans jamais avoir osé le demander, se trouve dans les sous-sols du "Kansas Cosmosphere and Space Center" de Hutchinson, Kansas, USA.

Etonnants ces américains, côté musées.
Là, ils ont fait fort!
D'accord, il faut y aller, dans cette petite ville.
Mais justement, je passais par là le 31 mai, lors de ma longue promenade aux States. J'ai vu de la lumière, et je me suis dit : "Allons-y voir, par pure curiosité!".

Je n'ai pas été déçu!...

Il s'agit là de l'une des collections les plus importantes au monde de vaisseaux spatiaux et objets liés à la conquête spatiale américaine et russe.

Juste après le Smithsonian National Air and Space Museum.

En tout cas la plus importante collection de vaisseaux et objets russes liés à la conquête spatiale en dehors de Moscou.

Par exemple on y trouve le module de commande d' Apollo XIII, la capsule Mercury Liberty Bell 7, un vaisseau Vostok entier et j'en passe.

Je reviens à mon sujet les V-1 et autres V-2.
N'ayant que 2 heures à y passer, je me suis consacré à la "German Gallery" : avant la Guerre Froide.

On y montre et fort bien, comment les scientifiques et techniciens recrutés par Hitler ont créé les bases de la conquête spatiale à venir.

En particulier comment Wernher Von Braun, déjà pionnier de l'aéronautique en 1930 s'est mis au service des nazis pour pouvoir poursuivre ses recherches...plus intéressé, a-t-il déclaré après la guerre, par la conquête spatiale que par les armes de destruction massive...ce qu'il ne pouvait bien entendu ignorer...la fin justifie les moyens!

On y voit entre autres des exemplaires des fameuses fusées V-1 et V-2 développée à Peenemünde, au Nord de l'Allemagne, entre 1937 et 1943 par Wernher Von Braun, et des centaines d'ingénieurs, ainsi que le projet de bombe volante pilotée (opération kamikaze refusée par Hitler pour "épargner les morts inutiles des pilotes volontaires " (!)).

Note : les V-1 de la Luftwaffe étaient rudimentaires (coût annoncé ~500$ pièce), les V-2 de Walter Dornberger, beaucoup plus précises (~12 000$ pièce).
Les V-2 étaient de véritables missiles balistiques.
La lettre V, utilisée habituellement au sens de Versuch (prototype) signifiait ici Vergeltung (représailles). Ces engins firent plusieurs milliers de victimes sur Londres et ses environs.

On y voit dans quelles conditions épouvantables les "esclaves" y travaillaient dans des galeries souterraines de Dora aux chaînes de montage ; il y eu des milliers de morts au travail forcé.

On y apprend aussi comment, à 2h du matin le 18 Août 1943, les 600 bombardiers anglais de l'Opération Hydra ont infligé de lourdes pertes matérielles et humaines au centre de Peenemünde.

On y apprend encore comment Wernher Von Braun et nombre d'ingénieurs allemands se sont rendus à la 7° Armée américaine le 2 Mai 1945, qui a récupéré du matériel, et comment la 2° Armée soviétique a à son tour investit la base le 5 Mai 1945, et a récupéré techniciens, ingénieurs et matériels restants.

Au service des USA, Wernher von Braun a tout d'abord contribué à développer les missiles balistiques de l'armée américaine, avant de s'investir dans la course à l'espace, avec en particulier le développement de la fusée Saturn V, lanceur des missions lunaires du programme Apollo.

mercredi 21 juillet 2010

Une vision éblouissante : le Creux du Van !

Le "Creux du Van" ?
C'est quoi ça et c'est où ça ?

En Suisse, dans le Canton de Neuchâtel.


Partis à 8h de la gare de Bâle, nous arrivons, après un changement à Neuchâtel, à 9h30 à la petite gare de "Champ du Moulin", dans le Val de Travers.

Tout d'abord, au démarrage de la randonnée, nous avons le plaisir de passer par une gorge étroite qui nous offre un peu de fraîcheur et un magnifique pont de pierre.
De là, nous attaquons la montée, via la "Ferme Robert et la "Fontaine Froide"(source dont la température ne dépasse pas les 4° tout au long de l'année), en direction du "Creux du Van" (situé à la frontière des Cantons de Neuchâtel et de Vaud).


Après une (bonne) grimpette heureusement ombragée (840m de dénivellé), nous débouchons sur le Creux du Van : la vision éblouissante d'une extraordinaire formation rocheuse, qui récompense grandement les intrépides randonneurs.

A noter : ce nom de "Van" n'est pas lié au vent, mais à la pente (du celte vanno, ou du franco-provençal van).

Une falaise circulaire, de 1400m de large et des à-pics de près de 200m.
Pour longer cette falaise, nous avons le choix entre un sentier qui s'approche du précipice à moins d'1m (!) ou un autre sentier plus sécurisé, protégé par un muret de pierres sèches.
Le spectacle de cet ancien cirque glaciaire dont le centre s'est érodé et effondré au moment de la disparition progressive du glacier (qui rejoignait le glacier du Rhone) est proprement époustouflant.

En son fond les sommets des sapins, si petits vus de si haut, dans ce qui est désormais une réserve naturelle de 15,5 km2 (la plus grande du Canton de Neuchâtel), qui accueille entre autres des bouquetins, réintroduits en 1965.
C'est aussi le paradis des marmottes, blaireaux, rapaces, chats sauvages, et lynx.

Une flore intéressante, entre autres des lys martagon.

Le regard porte au loin sur la Vallée de l'Areuse et le Lac de Neuchâtel, avec ses belles eaux vert-turquoise.

Retour vers la gare de Noiraigue (Val de Travers) après 6h30 de marche, pour une arrivée à 19h en Gare de Bâle : Heu-reux!

dimanche 11 juillet 2010

Les chemins de fer européens et la Shoah

J'ai visionné hier sur ARTE - avec grand intérêt et stupéfaction - la rediffusion du reportage intitulé : "Terminus Auschwitz - Les Chemins de fer européens et la Shoah".

Ce film analyse les rôles respectifs de la SNCF, des Chemins de fer néerlandais et slovaques dans la déportation de juifs et tziganes.

Dans ces trois pays, les sociétés nationales ont géré les horaires, les plans de circulation des trains de la mort et mis des wagons à bestiaux, des locomotives et du personnel à disposition des nazis.

Le tribunal administratif de Toulouse concluait en juin 2006 à une co-responsabilité de l'Etat Français et de la SNCF dans la déportation des juifs.

Ce qui m'a le plus stupéfait, c'est le fait que la SNCF émettait des factures et se faisait payer pour ces transports, réclamant éventuellement des pénalités pour retard de payement, comme s'il s'agissait de simple transport de marchandises.

On peut s'en rendre compte sur le document joint.

La SNCF était vraisemblablement payée sur les biens saisis aux juifs envoyés à Auschwitz.

Notre Société Nationale ne pouvait ignorer ce qui se passait, puisque, d'après le reportage, et lors des arrêts, de nombreux cadavres étaient extraits des wagons à bestiaux, des gens comme vous et moi morts de déshydratation, de chaleur.

Parmi eux, les 11400 enfants évoqués dans ma note du 14 Mars 2010.

Il n'y a pas de petits profits.

vendredi 9 juillet 2010

L'Abbaye de Lessay : mille ans de dévastation, de décadence et de renaissance

Lors de mes promenades estivales dans la Manche, département magnifique, chargé d'histoire, j'ai pu découvrir quelques merveilles.

Les cathédrales, abbayes, églises, châteaux et manoirs y sont nombreux et témoignent d'un passé particulièrement riche, mais aussi violent et tumultueux.

J'ai été étonné et intrigué par l'histoire de l' Abbaye de Lessay, en Pays de Coutances.

C'est véritablement au coeur des batailles que la fondation de l' Abbaye de Lessay, dans la Manche, s'opère en 1056.

La construction commence en 1064.

A cette époque, le Cotentin est en marge du duché de Normandie.

La puissante famille des Néel de Saint-Sauveur se révolte contre Guillaume le Conquérant.
Après leur défaite, la fonction vicomtale est confiée à Eudes au Capel qui fonde l'Abbaye ex-nihilo reflétant une volonté réelle de répondre à des enjeus spirituels, mais aussi stratégiques.

L'Abbaye est placée sous la protection du Roi d'Angleterre, du Roi de France et des Papes Urbain III et Innocent IV.

L'Abbaye est achevée aux alentours de 1150.
Les premiers moines bénédictains viennent de l'Abbaye proche du Bec-Hellouin.

Son apogée se situe au XII° et XIII° siècles, avec 70 moines, 218 vassaux, neuf prieurés, dont une partie en Angleterre.

Un point essentiel en ce qui concerne son architecture : l'église de l'Abbaye de Lessay est la première église européenne dans laquelle cohabitent un profil roman en plein cintre et une voûte reposant sur une croisée d'ogives.

On assiste là au passage des voûtes romanes aux voûtes gothiques...

En 1346-1450, pendant l'un des multiples épisodes de la seconde guerre de cents ans, l'Abbaye est dévastée par les Anglo-Navarrais menés par le Roi Charles le Mauvais, les moines massacrés et tous les biens saisis.
La première reconstruction est commenée à l'identique en 1385 par Dom Pierre le Roy, futur abbé du Mont St-Michel.

De 1478 à 1707, nous assistons à la décadence, puis à la ruine matérielle et spirituelle de l'Abbaye, placée sous le régime de la commende.

En 1707, les bénédictains de St-Maur sauvent l'Abbaye de l'anéantissement total, en rétablissant la règle stricte de St-Benoît.

A la fin du XVIII° siècle, nouvelle décadence, et c'est, paradoxalement, une décision de l'Assemblée Nationale qui sauve l'Abbatiale en 1790, en l'attribuant à la paroisse de Lessay.

De 1790 à 1944 une série de dégradations importantes, d'infiltrations, de destructions ou de vols de la statuaire vient mettre à nouveau en péril son intégrité.
Mais paradoxalement, l'intérêt officiel pour ce monument ne cesse de croître, et les bâtiments sont classés.

Malheureusement, en 1944, nous assistons à une 3° destruction de l'Abbaye de Lessay!
L'armée allemande bat en retraite le 11 Juillet 1944 et mine l'église avec 2 bombes de 250kg et 50 mines antichars.

Les dégats sont considérables et les voûtes s'effondrent, la façade occidentale est soufflée, le collatéral nord du choeur est rasé et il ne reste rien de la tour-lanterne.

Personne n'aurait alors osé imaginer que l'Abbaye puisse un jour reprendre vie dans toute la majesté de ses volumes.

Grâce aux volontés des habitants de Lessay, du Maire et des Monuments Historiques, la reconstruction à l'identique est décidée et achevée en 1958 après un immense et magnifique travail, sous la direction d' Yves-Marie Froidevaux, architecte en chef.

Malgré toutes les dévastations qu'elle a subies, l'abbatiale de Lessay est considérée, avec sa prestigieuse voisine de Mont St-Michel comme l'Eglise romane la mieux conservée de la Manche.

Elle rayonne désormais de toute sa majesté retrouvée!

(Infos Francis Rousseau et Conseil Général de la Manche et http://theses.enc.sorbonne.fr/document955.html )

lundi 5 juillet 2010

Nora Jean Bruso à Chicago : une diva du Blues

Lors du "Chicago Blues Festival", édition 2010, une chanteuse m'a fortement impressionné, le 12 Juin : Nora Jean Bruso (ou Wallace).

Une chanteuse à la voix grave, forte, puissante et expressive, toute en nuances, dont les racines sont fortement ancrées dans le Delta du Mississippi, région du Blues, s'il en est.

Nora Jean est née dans un environnement pur Blues : son père, Bobby Lee Wallace était chanteur de Blues professionnel, son oncle, Henry Son Wallace, guitariste et chanteur de Blues, sa mère, Ida Lee Wallace, chanteuse de Gospel...

La carrière de chanteuse de Blues de Nora a débuté à Chicago dans les années 1976.

Et depuis, ses tournées en Europe, aux USA et au Canada lui ont valu une reconnaissance internationale et de nombreux groupes de fans inconditionnels.

Sa vie pleine de passions et de souffrances, de triomphes et de désespoirs transparaît totalement dans son chant qui vient véritablement des tripes.

J'en ai été touché profondément, et c'est ça le Blues!
Nora Jean : un des moments forts de ces trois jours de Blues à Chicago...
Ecoutez la au Festival de Blues d'Antequera 2008 :

jeudi 1 juillet 2010

"Tent Rocks National Monument", au Nouveau Mexique : étonnant!

Les "Falaises Blanches", ou "Kasha-Katuwe", dans la langue Keresan du Pueblo de Cochiti se trouvent dans le site remarquable de "Tent Rocks National Monument" , au nord du Nouveau Mexique, aux USA, non loin de Santa Fe.

Mais il n'y a pas que ces "Falaises Blanches" à "Tent Rocks".

Comme le nom l'indique, les formations géologiques en forme de tentes ou de cônes qu'on y découvre sont le produit d'éruptions volcaniques datant de 6 à 7 millions d'années qui y ont déposé plusieurs centaines de m d'épaisseur de cendres mélés à des pyroclastes (roches volcaniques) et matériaux divers (obsidiennes translucides,...).

L'érosion a ensuite sculpté dans cette masse de matériaux .

On y observe d'énormes blocs perchés en équilibre précaire au sommet de ces cônes, et qui les protègent de l'érosion.

D'autres cônes, ayant perdu leur chapeau protecteur, sont en voie de désintégration lente.

Sur la tranche des falaises, de magnifiques bandes de terrain nous offrent une palette de couleurs allant du gris au beige, au rose et au blanc.

Le vent et l'eau ont également sculpté au fil du temps des grottes, des canyons et des ravins étroits où j'ai eu un très grand plaisir à me promener au cours d'un circuit assez escarpé de près de 5 km AR.

Du sommet, c'est-à-dire sur le "Mesa" (plateau), après un dénivelé de 200m environs, le promeneur est récompensé par une vue grandiose sur les formations géologiques étonnantes, et sur les trois montagnes environnantes ( Sangre de Cristo, Jemez et Sandia), ainsi que sur la vallée du Rio Grande.

La faune (de très nombreux oiseaux, dont je donne ici le nom américain : red-tailed hawks, ruby-crowned kinglets, house finches, violet-green swallows, hepatic tanagers, golden eagle,... également lézards et serpents) et la flore (entre autres : la manzanita, plante médicinale) méritent l'attention du promeneur.

"Tent Rocks National Monument" est géré et protégé en concertation par le "Bureau of Land Management" des Etats Unis, le Pueblo de Cochiti, l' Université du Nouveau Mexique et le "Sandoval County".

A noter que le Conseil Tribal du Pueblo de Cochiti peut en interdire l'accès à tout moment, pour des raisons de préservation de son patrimoine, ou de phénomène météorologique dangereux (le canyon pouvant alors devenir très dangereux).